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La paroisse de Chaudeyrac

Comme la plupart des paroisses gévaudanaises, elle fut probablement fondée entre le IV° et le VI° siècle. Elle aurait été fondée par des disciples de Saint Martin de Tours venus évangéliser la Gaule méridionale et ainsi permis la présence d’une petite communauté de prêtres tout au long du Moyen-Age. Plusieurs dénominations de maisons ou de lieux témoignent de sa présence, tels « les moines » et « loup prat de clastre ».

En 1528, l’effectif de la communauté était de 25 prêtres.

Jusqu’en 1807, la paroisse de Chaudeyrac était une grande paroisse englobant dans son territoire l’actuelle paroisse du Cheylard et l’Abbaye cistercienne de Mercoire ce qui lui permit de compter jusqu’à 1500 âmes.

L’actuelle église de Chaudeyrac

Elle a été probablement édifiée autour de 1080-1100 (au XI siècle). La construction primitive consistait en un édifice simple, rectangulaire à trois travée de style roman.

Son portail implanté sur la dernière travée comporte cinq voussures légèrement brisées et dont les clés sont ornées de têtes humaines ou de fleurs. Les trois voussures médianes s’appuient sur des colonnettes romanes dont les chapiteaux sont sculptés de feuilles et de têtes.

Un simple clocheton et sa tourelle d’accès avec un escalier à vis ont été ajoutés ultérieurement avant XIII siècle.

L’église actuelle est le résultat de plusieurs agrandissements successifs menés de façon plutôt heureuse.

Aux XIV°, XVI°, XVII° siècles, quatre chapelles et une sacristie ont été ajoutées au plan roman initial.

Le clocher primitif a été détruit par la foudre en 1739, puis rasé à la Révolution pendant la période de déchristianisation.

En 1825, il est reconstruit, 3 baies avaient été aménagées de façon à recevoir 3 cloches avec un toit peu élégant qui couvrait l’ensemble. Malheureusement, il brûla en 1872.

C’est en 1873 que le clocher acquiert son élégance, sa physionomie actuelle avec la création de deux clochetons en pierre de taille et d’un piédestal central portant la statue de Saint Martin en bronze d’une hauteur de 1,80 mètres. Il s’agit d’un clocher à peigne (ou clocher mur) caractéristique du Gévaudan.

En 1877, la population a beaucoup augmenté (1246 âmes), l’église a encore été agrandie par la création d’une abside édifiée sur une base hexagonale avec sa voûte à trois pans et avec croisées d’ogives, et d’une chapelle avec voûte en croisées d’ogives dédié aux saints : Saint Fabien et Saint Sébastien.

Au XX° siècle, l’église a connu peu de modifications.

2021 : restauration du clocher.

Le clocher de l’église
Saint Martin

La tour carrée de Clamouse dont il ne reste qu’un pan de mur.

Entre le XI° siècle et la Révolution, le territoire du Gévaudan est divisé en 8 grandes Baronnies sous influence du Comte Evêque de Mende dont la Baronnie de Randon.

La paroisse de Chaudeyrac dépendait donc de la Baronnie de Randon.

Pour assurer la sécurité de leurs possessions les barons de Randon ont construit :

  • à l’Est de leur baronnie, un château sur un promontoire au Cheylard (là où aujourd’hui il y a une chapelle dédiée à Notre Dame de toutes les grâces).
  • au Nord Ouest une imposante tour carrée, la Tour de Clamouse, dont il ne reste qu’un pan de mur.

Le Cheylard se sépare petit à petit de Chaudeyrac

La paroisse de Chaudeyrac a été divisée en 2 en 1803 avec la création de la paroisse du Cheylard l’Évèque.

Le Cheylard l’Évèque devient une commune par son détachement de la commune de Chaudeyrac en 1888.